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Pourquoi les chats ont-ils la mauvaise réputation d’être asociaux ?

Crédits : iStock / AaronAmat

Nonchalants, ingrats, égoïstes… Ou bien simplement indépendants, solitaires et discrets ? La bataille des mots fait gentiment rage pour savoir si les chats sont des êtres qui prennent plaisir à nous faire tourner chèvre par leur indifférence, ou si cela vient juste de leur caractère. Tentons d’en savoir plus !

Tous les mêmes ? 

Bien sûr, il y a évidemment des différences selon le caractère de chaque animal. Votre matou est peut-être une boule d’affection doublée d’un pot de colle toujours en quête de caresses et de câlins, lorsque d’autres daignent à peine nous jeter un regard lorsqu’ils reviennent d’une journée à gambader dehors…

Ce qui tend parfois les humains à les traiter d’ingrats – qu’on aime, mais ingrats quand même – incapables de faire preuve d’empathie. Cela en fait-il pour autant des égoïstes asociaux qui ne savent pas accorder un minimum d’attention à celui ou celle qui remplit chaque jour sa gamelle ?

On se doute bien que non. N’oublions pas que leur comportement – comme celui des humains d’ailleurs – est le résultat de siècles et de siècles d’évolution. Ne perdons pas non plus de vue que la sociabilité dépend elle aussi de la manière dont le chaton a été traité en venant au monde, principalement si son sevrage s’est bien passé et n’a pas eu lieu trop tôt.

chat timide
Crédits : PhenomArtlover / iStock

L’indépendance dans les gènes

Avant sa domestication par l’Homme il y a environ 10 000 ans, le chat était par essence un animal sauvage et solitaire très indépendant, dont l’instinct de chasseur permettait la survie. Les premières “domestications” ont commencé car les humains se servaient des chats pour chasser les parasites qui mettaient les récoltes en péril, au prix d’un peu de nourriture.

Autrement dit, la “fonction” des chats était… De chasser et manger des petits rongeurs et reptiles, ce qui n’est pas si différent de leur état sauvage. La seule chose qui change est la proximité avec les humains et leur environnement. Puis, les félins au caractère plus “social” n’ont pas hésité à rester dans ces lieux pour profiter de la nourriture facile d’accès.

C’est là que la scission génétique entre les chats domestiques et les chats sauvages intervient. Les premiers se sont habitués à l’Homme, et les seconds ont gardé un fort esprit solitaire et d’indépendance. Mais ces deux types de chat ont continué à se reproduire ensemble, ce qui explique la diversité de leurs caractères aujourd’hui !

Chat
Crédits : Kapa65/Pixabay

Une communication différente 

Contrairement à ce que leurs détracteurs aiment à penser, les chats ne sont pas des êtres insensibles et inintelligents. En plus de ressentir beaucoup d’amour pour leurs propriétaires, ils perçoivent ce qu’il se passe autour d’eux, et sont même en mesure de savoir si une conversation aborde un sujet positif ou fait ressortir des caractères négatifs. Ce qui leur permet de réagir en conséquence.

Dans le premier cas, un chat va plus facilement adopter un comportement positif (recherche de caresses, câlins, etc.). Mais dans la deuxième situation, cette démonstration affective baisse beaucoup. C’est par exemple vérifiable lorsque l’on est triste : le chat va remarquer notre état, mais pas forcément venir nous réconforter de lui-même.

C’est sa présence et ses ronrons qui nous apaisent. Le fait qu’un chat ne vient pas systématiquement vers l’humain dépend donc de son caractère propre et de son profil génétique. Mais, qu’il soit plus ou moins sociable n’empêche pas de lui accorder toute l’affection qu’il mérite !