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Comment expliquer le culte que les Égyptiens vouaient aux chats durant l’Antiquité ?

Crédits ; iStock / CCat82

On aurait aujourd’hui tendance à penser que le culte des chats n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui, et pourtant ! Il n’y a qu’à jeter un œil sur les vestiges égyptiens datant de l’Antiquité pour se rendre compte que ce peuple avait mis la barre beaucoup plus haut ! Zoom sur cette fascination qui a assimilé pendant des siècles les chats à des créatures divines. 

La mythologie égyptienne et les animaux

S’il y a bien une chose que l’on peut retenir de la culture antique égyptienne, c’est l’importance des dieux… Et nombre d’entre eux possédaient un corps d’être humain et une tête d’animal. Les caractéristiques de ce dernier correspondaient d’ailleurs à la divinité concernée. Nous trouvons par exemple le faucon pour Horus, associé au ciel, le chacal pour Anubis, dieu des morts ou encore la lionne pour Tefnout, déesse de la guerre.

Pas étonnant donc qu’il existe une divinité à tête de chat : Bastet, fille du dieu soleil Rê qui est aussi connue sous sa forme entièrement féline. À l’époque, cette dernière a avant tout un rôle de protection, notamment du foyer – tout comme les chat protègent les maisons des parasites comme les rats et les serpents.

Son influence s’étend aussi aux domaines de la maternité et de l’enfance, et par extension de la fertilité. Bastet incarne des valeurs positives comme la bienveillance, la joie, la chaleur solaire. On lui voue un véritable culte dans des temples dédiés, par exemple dans la ville de Tell Basta.

chat yeux
Crédits : Nennieinszweidrei/Pixabay

Les chats, véritables divinités

Nous l’aurons compris : la civilisation égyptienne se basait sur des observations réelles pour créer de nouvelles divinités. Et à force d’observer les chats qui – fidèles à leur caractère – passaient leurs journées à se prélasser au soleil, les gens ont déduit qu’il fallait qu’ils soient de vrais divinités liées à cet astre. Et lorsque l’on connaît leur fascination pour ce dernier, tout semble logique.

Ce culte atteint une telle importance que tuer un chat était un crime majeur dans la société antique égyptienne. Pour peu que le félin était associé à un temple (ce qui arrivait souvent), ce crime pouvait être puni par la peine capitale !  Et il n’y a qu’à regarder le nombre de statuettes et amulettes de chat qui ont été retrouvées pour prouver leur caractère sacré.

Sans compter les nombreuses momies de chats qui ont pu être mises à jour au gré des fouilles dans les tombeaux. La momification était pourtant réservée aux personnes les plus illustres et mieux placées dans la société. La plupart du temps, ces dernières faisaient office d’offrandes divines réservées à Bastet.