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Tuer les chats à plus de 300 m des habitations : c’est l’idée (inquiétante) du patron des chasseurs

Crédits : UrosPoteko / iStock

Invoquant la protection de la biodiversité, le patron des chasseurs, Willy Schraen, a émis une proposition qui a peu de chances de faire l’unanimité : avoir le droit de chasser les chats qui se trouvent à plus de 300 m des habitations…

Une proposition pour le moins inquiétante

Interviewé par le magazine Chassons.com, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a partagé ses inquiétudes quant au rôle des chats dans la destruction de la biodiversité.

En effet, nos amis félins sont avant tout des prédateurs, et ils ont donc tendance à passer beaucoup de temps à chasser. Du moins ceux qui ont accès à l’extérieur, bien entendu. Or, ce “passe-temps” est une véritable catastrophe pour la biodiversité. À tel point que certaines espèces d’oiseaux notamment sont menacées de disparition à cause des chats.

De plus, notons qu’il y a de plus en plus de chats domestiques dans le monde (16 millions rien qu’en France), ce qui accroit indéniablement les conséquences désastreuses sur la biodiversité.

chat coincé arbre
Crédits : VikaRayu / iStock

Pour protéger la faune sauvage, Willy Schraen a donc une solution : piéger (et donc tuer) tous les chats qui s’éloignent à plus de 300 mètres des habitations. Toutefois, cela semble quelque peu… radical.

« Il y a un moment, on va finir par devoir agir sur le chat. Le chat tue mais bien, bien plus d’animaux que les chasseurs, c’est même pas à comparer. Il faut trouver une solution pour le chat, et effectivement, le piégeage du chat à plus de 300 mètres de toute habitation, ce serait une bonne chose », affirme Willy Schraen, dont l’intervention a été repérée par NordLittoral.

Les chats, un danger pour la biodiversité ?

Willy Schraen n’est pas le seul à s’inquiéter des effets de l’augmentation de la population féline sur la biodiversité. En effet, certaines associations protectrices des animaux ont depuis longtemps alerté sur ce sujet.

C’est notamment le cas de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) qui estime que les attaques de chats seraient en partie responsables, à hauteur de 25%, de la diminution du nombre de passereaux dans les campagnes françaises.

Néanmoins, alors que Willy Schraen souhaite régler la question avec un fusil, la LPO, elle, propose de responsabiliser les propriétaires. Pour ce faire, elle préconise de ne pas laisser sortir son chat la nuit, de protéger les zones sensibles de son jardin (mangeoires, nichoirs…) mais aussi et surtout de stériliser son chat. Des campagnes de stérilisation des chats errants sont d’ailleurs d’ores et déjà en place dans de nombreux départements.

Que les amoureux des félins se rassurent, donc, il n’est pas venu le temps (et il ne viendra jamais, espérons-le) où les chasseurs se mettront à tirer sur nos boules de poils adorées !

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